lundi 8 novembre 2010
vendredi 5 novembre 2010
Stockorama
Avant d'être livrés à domicile, les objets que nous achetons sur Internet transitent dans d'immenses hangars qui remplissent les périphéries des grandes villes. Quant à nos données, loin d'être immatérielles, elles engendrent d'infinis alignements de serveurs informatiques stockés dans des data centers ou autres server farms, espaces virginaux, perpétuellement climatisées, et dont la parfaite isotropie n'est surpassée que par la bibliothèque de Babel de Borgès.
Ces hangars toujours similaires, stock d'objets ou de données, s'étalent sur des kilomètres, protégés par des barbelés. Ils produisent un environnement où nous ne nous rendons pas, des lieux où nous ne vivons pas. Ces stocks héritent d'une longue histoire d'un urbanisme en désolidarisation croissante d'avec son milieu. Jean Baudrillard déplorait déjà la violence latente de ces dispositifs de stocks, complémentaire selon lui du processus de stockage des humains, de queue, d’attente, d’embouteillage.
Dans ces lieux du parallélépipédisme généralisé, auto surveillés et auto nettoyants, principalement maintenus par des robots et des logiciels, le rare travailleur humain dépasse le statut d’exploité pour se retrouver au rang d’appareil.
Hangars sans décor, le minimalisme de leur architecture traduit l'absence d'interconnexion avec le monde qui les entoure. Leur présence dans l'univers matériel apparaît comme une intrusion, une inadaptation. Ils appartiennent à un autre monde, celui des données, des réseaux, des flux, qui rentre en contact avec le notre comme par inadvertance, bien qu'en acier et en béton armé.
Arbitrairement disséminés sur les gazons des zones périurbaines, tels des volumes de Donald Judd dans un jardin de sculptures, l'étrangeté de leur rapport au territoire apparaît déjà avec évidence. Nous proposons de la renforcer encore, en reprenant la tradition des jardins de fabriques. Les stocks et parcs de données deviennent folies visitables, transformés en fausse montagne, en grotte artificielle, en volcans, ou en pyramides, pour rendre attractives des zones oubliées.
Ces hangars toujours similaires, stock d'objets ou de données, s'étalent sur des kilomètres, protégés par des barbelés. Ils produisent un environnement où nous ne nous rendons pas, des lieux où nous ne vivons pas. Ces stocks héritent d'une longue histoire d'un urbanisme en désolidarisation croissante d'avec son milieu. Jean Baudrillard déplorait déjà la violence latente de ces dispositifs de stocks, complémentaire selon lui du processus de stockage des humains, de queue, d’attente, d’embouteillage.
Dans ces lieux du parallélépipédisme généralisé, auto surveillés et auto nettoyants, principalement maintenus par des robots et des logiciels, le rare travailleur humain dépasse le statut d’exploité pour se retrouver au rang d’appareil.
Hangars sans décor, le minimalisme de leur architecture traduit l'absence d'interconnexion avec le monde qui les entoure. Leur présence dans l'univers matériel apparaît comme une intrusion, une inadaptation. Ils appartiennent à un autre monde, celui des données, des réseaux, des flux, qui rentre en contact avec le notre comme par inadvertance, bien qu'en acier et en béton armé.
Arbitrairement disséminés sur les gazons des zones périurbaines, tels des volumes de Donald Judd dans un jardin de sculptures, l'étrangeté de leur rapport au territoire apparaît déjà avec évidence. Nous proposons de la renforcer encore, en reprenant la tradition des jardins de fabriques. Les stocks et parcs de données deviennent folies visitables, transformés en fausse montagne, en grotte artificielle, en volcans, ou en pyramides, pour rendre attractives des zones oubliées.
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| Digital Realty Trust, 114 Rue Ambroise Croizat, Saint-Denis |
jeudi 30 septembre 2010
Aubervilliers in situ
Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon participeront à l'Avant-première de la Nuit Blanche 2010 lors d'une discussion avec Yan Ciret présentée à l'Espace Synesthésie de 17h00 à 19h00 ce samedi 2 octobre. Cette soirée sera l'occasion pour les deux artistes de présenter des bribes de leur projet d'un musée furtif de l'imaginaire terroriste, conçu pour être mis en place dans un aéroport international. Yan Ciret présentera quant à lui La nuit des émeutes, document vidéo regroupant images de révoltes actuelles posant un regard sur les situations de crise à travers le monde.
Les deux projets se recoupant de par leur contenu social et contemporain, la rencontre risque d'être fort intéressante et nous vous invitons grandement à y assister. Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse disponible juste ICI.
Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon participeront à l'Avant-première de la Nuit Blanche 2010 lors d'une discussion avec Yan Ciret présentée à l'Espace Synesthésie de 17h00 à 19h00 ce samedi 2 octobre. Cette soirée sera l'occasion pour les deux artistes de présenter des bribes de leur projet d'un musée furtif de l'imaginaire terroriste, conçu pour être mis en place dans un aéroport international. Yan Ciret présentera quant à lui La nuit des émeutes, document vidéo regroupant images de révoltes actuelles posant un regard sur les situations de crise à travers le monde.
Les deux projets se recoupant de par leur contenu social et contemporain, la rencontre risque d'être fort intéressante et nous vous invitons grandement à y assister. Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse disponible juste ICI.
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Pays/Territoire
Saint-Denis, France
mercredi 28 juillet 2010
Fin de l'exposition
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| Image extraite d'un diaporama présenté dans le cadre de l'exposition Île potentielle/Sex Park |
L'exposition Île potentielle/Sex Park s'est terminée ce samedi à l'Espace Synesthésie. Toutefois, la résidence de Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin ne se termine pas pour autant puisque les deux artistes entrent maintenant dans la phase active de leur processus de création. Nous vous tiendrons au courant des avancements et des prochains événements en temps et lieu. Revenez voir!
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Pays/Territoire
Saint-Denis, France
mercredi 21 juillet 2010
Et de quatre!
| 17/07/2010 Gwenaëlle Stubbe, écrivaine et membre du collectif VEG@ |
| 17/07/2010 Dans le sens des aiguilles: Deborah Boico, Gwenaëlle Stubbe, Stéphane Degoutin, Agnès Caffier, Gwenola Wagon |
| 17/07/2010 Deborah Boico, urbaniste |
| 17/07/2010 Agnès Caffier, artiste |
La quatrième et dernière séance de discussion avait lieu samedi dernier, le 17 juillet. Celle-ci fut toutefois assez différente des autres, puisque de nombreux visiteurs de l'exposition se sont prêtés au jeu de l'interview devant caméra, et que la partie "débat" s'était plutôt transformée en exposé explicatif sur les projets en cours des deux artistes. L'interaction était toujours au rendez-vous, les participants donnant régulièrement leur avis sur des propositions amenées par Gwenola et Stéphane. Ce fut une bonne occasion de faire le point puisque ce ne sont plus trop les idées qui manquent, mais qu'il reste plutôt à établir LA piste qui mènera au résultat final.
Chaque moment devant la caméra rajoutait toutefois du contenu assez intéressant aux réflexions sur les utopies urbaines. Il y eut tout d'abord de bonnes interventions sur le corps libéré de sa normalité et de son côté répétitif. Sur un besoin de le rendre animal, de ne plus voir son humanité. Sur une possibilité, aussi, de retourner des parties de la ville pour y faire apparaître des vallées, avec des moutons, des potagers, etc. Plus tard on énonça la possibilité que chaque toucher du quotidien (par exemple dans le métro) puisse se transformer en véritable plaisir sensoriel. Le Sex Park fut aussi dépeint comme un lieu fait de plastique multicolore, un lieu populaire et artificiel. Bref, il y avait toujours autant à dire sur ce sujet vaste.
Il fut assez intéressant de voir ce que chacun pouvait ajouter à des idées ayant déjà fait un petit bout de chemin. Et il sera aussi bien passionnant de suivre le développement de ces mêmes idées au cours des prochains mois. À suivre!
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Tigrane Boccara
Pays/Territoire
Saint-Denis, France
lundi 19 juillet 2010
Entendu à la quatrième discussion
moutons - vallées - choix - ailleurs - steppe - normalité - animal - toucher - plastique - refuge - terrorisme - maintien - mémoire - promenade - Peugeot - terrorisme - GPS - sel - équation parfaite - acceptable - refuge
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Pays/Territoire
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mardi 13 juillet 2010
L'utopie selon Charles Fourier
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| La représentation d'un phalanstère, selon Charles Fourier. |
Le philosophe français Charles Fourier établit lui-aussi son modèle de communauté utopique. Nommée Phalange, celle-ci devait être logée dans un phalanstère, bâtiment gigantesque semblable à un château. Cet endroit devait être une sorte d'hôtel coopératif où la température serait toujours bonne et où l'on y ferait pousser fleurs et fruits en abondance. La communauté, comptant entre 1600 à 1800 membres, devait aussi être libérée de tout rapport parental ou d'autorité.
Fourier s'intéressa aussi énormément à l'idée de passion, et publia à ce sujet Le nouveau monde amoureux (1816), où il amena l'idée d'un gouvernement et d'une économie régis par l'Attraction Passionnée. Selon lui, les trois ennemis naturels des passions et de l'harmonie sont l'uniformité, la tiédeur et la médiocrité.
Évidemment, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet mais si cela vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, vous pouvez trouver Le nouveau monde amoureux sur le site que voilà.
Merci encore une fois à M. Gérard Verroust, professeur à Paris 8, pour les précieuses informations.
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